Attaque sanglante à Tsiroanomandidy. Dans la nuit du lundi aux alentours de 20h30, des bandits ont attaqué un pasteur à son domicile pour lui planter une sagaie en pleine poitrine. « Apparemment, il s'agit d'un règlement de comptes », relate l'un de ses proches.
Le pasteur est sa famille résident dans une maison à étage. Une échelle, située à l'extérieur permet la communication entre le niveau supérieur et le rez-de-chaussée.
Des suspects
Après avoir dîné à l'étage, le pasteur a emprunté l'échelle pour descendre dans la chambre à coucher, située en dessous. Il ne se doutait pas que des hommes armés étaient en train de lui tendre un guet-apens sous l'escalier.
Selon quelques connaissances du pasteur, les malfaiteurs voulaient la mort de celui-ci. « Ils ont enfoncé leur sagaie dans un point vital, pour que leur proie n'ait pas la moindre chance de survie », relate un fidèle du temple. « Fort heureusement, le pasteur n'a pas été touché au cœur », se réjouit-il. Bien que sérieusement blessé, le pasteur a encore réussi à pousser des cris de détresse.
D'après les informations recueillies, les bandits ont voulu s'introduire chez leur victime. Des appels au secours ont réveillé le voisinage. Pris de panique, les assaillants ont pris la poudre d'escampette avec leurs armes. Entre-temps, le pasteur perdait du sang en abondance et a dû être conduit d'urgence au centre de soins le plus proche où les premiers soins lui ont été prodigués.
« Son état de santé était inquiétant. Les médecins ont jugé que son évacuation dans un hôpital de la capitale s'avérait nécessaire », rapporte un membre de sa famille. Dès son arrivée à l'HJRA, dans l'après-midi du mardi, le blessé a subi une radiographie thoracique. Les clichés ont révélé que ses poumons étaient perforés et il a été d'emblée placé sous soins intensifs.
Actuellement, sa vie n'est plus en danger. Pour leur part, les gendarmes de la brigade de Tsiroanomandidy ont déjà mené leur enquête. Ils sont déjà sur la piste de quelques suspects qui ont eu antérieurement des altercations avec l'homme d'église agressé.
Seth Andriamarohasina
Date : 20-06-2009
L'Express de Madagascar